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Archive for novembre, 2009

Le spectacle du quotidien

Dimanche, novembre 29th, 2009

Quand le cours d’arts visuels et appliqués s’invite à la Xe Biennale d’art contemporain

La Xe Biennale d’art contemporain de Lyon donna le prétexte aux étudiants de communication visuelle d’être en écho avec le projet de Hou Hanru, commissaire de l’exposition. En effet la thématique de cette édition proposant au public de réfléchir sur le pourquoi de l’art avec le titre « le spectacle du quotidien », les étudiants de deuxième année se confrontèrent à « l’exercice » du regard personnel des œuvres présentées et d’en faire un exposé aux étudiants de 1e année dans l’un des lieux d’exposition, La Sucrière. Chaque étudiant de deuxième année avait choisi un artiste et devant l’œuvre de celui-ci, la présenta en expliquant la démarche artistique et les intentions de l’artiste. Au-delà du travail de « conception », la dimension plastique était également abordée ainsi que le rapport du spectateur avec l’art s’inscrivant dans notre « quotidien » et se donnant en « spectacle ». La gageure d’aborder des œuvres aussi diverses – dessins sur tableau noir de Perjovshi, vidéo de HeHe, installation de néons de Cabrita Reis, installation d’affiches de Société Réaliste… – sensibilisa les étudiants aux diverses pratiques artistiques et aux questionnements des artistes  sur notre société. Cette visite de la Xe Biennale avec les professeurs permit aux étudiants une confrontation avec la création contemporaine et les multiples questions et points de vue échangés pour répondre en partie sur le rapport entre les artistes, l’art et les gens, objectifs de Hou Hanru et Thierry Raspail, directeur artistique de la Biennale. Les étudiants de première année devront quant à eux réaliser un compte rendu écrit et dessiné sur trois artistes qu’ils auront sélectionné suite à cette exposition.

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Portrait fragmenté d’un quartier

Vendredi, novembre 27th, 2009

Quelques images du travail de Chloé Soullier en expression plastique

Ceci est le portrait d’un quartier lyonnais, il est composé de fragments, ces fragments composent à leur tour de séquences qui combinent deux langages : la photographie et le dessin. Ce sont des énoncés visuels qui parlent d’un point de vue, celui du portraitiste qui dresse le profil d’un lieu, d’une ambiance. On ne connaît pas le visage humain de ce quartier, le portraitiste nous propose seulement le reflet et l’ombre de ses habitants en mouvement constant; les silhouettes qui traversent ce lieu sont captées par l’enregistrement mécanique de la photographie et apportent à l’ensemble une touche presque fantomatique. Comme dans un paysage de Thibault Cuisset, la présence des acteurs humains n’est jamais explicitée, elle est suggérée, convoquée par leurs traces et leurs détails. En revanche, la tonalité de ce portrait est fondamentalement axée sur la matière à travers sa plasticité, ses couleurs et ses textures. Les éléments architecturaux de ce quartier sont également évoqués par leurs possibilités plastiques et graphiques, et non pas par le caractère et l’aspect de ses bâtiments, on réalise alors qu’il s’agit presque d’un portrait robot, composé par une polyphonie de voix, interrompues à peine manifestées, qui parlent d’une délectation pour le détail et d’un goût très prononcé pour le discours abstrait.

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Croquis du vide dans la bibliothèque Denis Diderot

Mardi, novembre 24th, 2009

Dans le cadre du cours de sémiologie de l’espace, les étudiants interrogent l’architecture sur place

Pour sortir de la salle de cours et prendre l’air automnal de la saison, rien de tel que d’aller à la rencontre de l’objet d’observation. Dans le cadre d’un sujet autour du vide et des éléments qui lui donnent forme, lancé dans le cours de sémiologie de l’espace, les étudiants se sont déplacés à la bibliothèque Denis Diderot à Gerland pour éprouver l’espace de l’objet architectural conçu par Bruno Gaudin. Ce bâtiment relativement récent qui fait partie du renouveau architectural lyonnais le plus innovant, a été l’objet d’étude des étudiants partis à la recherche d’une réalisation qui met en scène le vide et de grands espaces dégagés pour en faire l’axe principal autour desquels s’articule la bibliothèque. Une brève visite guidée par le personnel chargé du service au public, a permis aux étudiants de se disperser et déambuler dans tous les espaces de la bibliothèque y compris dans le jardin réalisé par le paysagiste Gilles Clément. Pour comprendre les enjeux de l’espace vide et de l’élément architectural qui lui donne forme, les étudiants ont eu comme consigne l’élaboration des croquis qui soulèvent les principales questions que le lieu propose, selon l’aperçu que chacun d’entre eux a dégagé en tant que jeune designer d’espace. Expérience d’apprentissage in situ d’autant plus intéressante qu’elle laisse des traces en forme de croquis.

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Photos primées des chasseurs d’images

Jeudi, novembre 19th, 2009

La grande diversité de réponses oblige à faire des mentions spéciales

Voilà donc pour les résultats du marathon photographique. La quantité et qualité des images a posé de véritables problèmes aux membres du jury, cependant ils sont restés très admiratifs de la diversité de réponses, ainsi que du fait que, le jury étant formé par trois personnes avec des formations différentes et une idée de l’image également très diverse, ils sont arrivés sans trop de difficulté ni de négociation, à quelques différences près, à la même sélection par des voies différentes.

Les photos qui ont été primées par le jury sont : dans le thème « lumière » ont eu mention spéciale deux équipes formées par Emma Bichari, Hélène Ezerzère, Noémie Billard et Stéphanie Miralles, la meilleure photo étant celle prise par l’équipe de Clarisse Mauboussin et Diane Gentils. Concernant le thème « perspective » les équipes qui ont obtenu mention spéciale ont été formées par Louis Falcon de Longevialle, Alexis Chommaud et Harold Maurel, la meilleure prise de vue est celle de l’équipe formée par Tess Ravassard et Sarah Meillour. Pour ce qui est du thème « gourmandise » les équipes ayant mention spéciale ont été formées par Alexis Chommaud, Harold Maurel, Tess Ravassard et Sarah Meillour, et la meilleure photo est celle de l’équipe formée par Marine Pistillo et Elodie Refondini.

Comme dans tous les concours, il y a eu des propositions très intéressantes qui ont mérité d’être nommées en dehors de toute catégorie, ces images ont été l’objet d’une catégorie à part entière qui n’a pas été prévue dès le départ. Une photo « hors-série remarquable », véritable objet photographie non identifiable, et donc inclassable, mais qui ne manque pas d’un humour très fin, a été prise par l’équipe formé par Clarisse Mauboussin et Diane Gentils, et une photo qui a obtenu le prix du jury, non pas par sa réponse à un des trois thèmes, mais parce qu’il s’agit une belle image, avec un grand pouvoir évocateur tout en discrétion, un cliché qui est tout simplement beau à voir, cette photo a été prise par l’équipe de Tess Ravassard et Sarah Meillour. Il ne faut surtout pas oublier de féliciter tous les participants qui se sont prêtés à cet exercice avec enthousiasme.

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Chasseurs d’images édition 2009

Jeudi, novembre 12th, 2009

 Un marathon photographique réalisé par les étudiants de mise à niveau

Cette année l’école Presqu’île a lancé pour la première fois une activité de portée pratique, ludique et esthétique, voire conviviale, concernant tous les étudiants de mise à niveau. L’idée de base est très simple : donner un thème sur lequel les étudiants sont partis à la chasse de l’image en centre ville. Déroulé pendant toute une journée, cette exercice de prise en main de l’appareil photographique, de manipulation de l’image, de prises de vue multiples, a permis aux étudiants d’aiguiser le regard et de s’interroger sur la portée de l’image photographique. Les trois thèmes proposés pour partir à la chasse de l’image ont été : « lumière », « perspective » et « gourmandise », l’intention étant de donner des thèmes précis susceptibles d’interprétations totalement libres, qui se sont avérés de véritables déclencheurs de l’imaginaire pour faire du sens à partir des images. Cette journée-marathon qui a commencé sous un beau soleil d’automne, s’est finie par des non moins belles pluies automnales, mais le mauvais temps est devenu un défi pour faire des clichés autres qu’à l’extérieur, et il a renforcé la solidarité et la convivialité entre les équipes formées de façon aléatoire entre les deux classes. Un aperçu de la journée se trouve sur la vidéo dont le lien est ci-dessous, ainsi qu’un premier aperçu des photographies. Rendez-vous la semaine prochaine pour la sélection des meilleurs photos et quelques considérations du jury.

 La vidéo peut être vue en haute qualité.

 

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Faire du sens à partir de l’exploration des formes typographiques

Jeudi, novembre 12th, 2009

Rendus récents de communication visuelle en première année

Dans le cours de typographie appliquée les étudiants de 1ère année en communication visuelle ont présenté leurs premiers rendus suite aux premières semaines de travail. La stratégie a été la récupération et le découpage des lettres retrouvées dans des magazines, journaux et emballages pour les assembler sur une feuille A3 et en faire des compositions qui mettent en valeur non seulement les typographies convoquées, mais également la composition choisie en vue d’un projet d’expression plastique limité à l’utilisation de lettres et de la couleur uniquement, ceci dans une intention de faire abstraction, autant que faire se peut, des éléments iconiques figuratifs qui viendraient faire concurrence à la lettre. La grande diversité des formes typographiques manipulées a été la matière des projets d’expression très divers ; ces intentions communicatives ont pris la forme parfois d’un coup de gueule, parfois d’un constant sur l’actualité. D’autres propositions ont favorisé la composition et la façon d’investir la surface visuelle sans se donner des intentions précises, si ce n’est que l’exploration de formes à partir de l’assemblage de lettres. En tant que premier rendu sur l’étude des possibilités des formes typographiques, ces rendus ont montré que la typographie peut être un outil très souple pour exprimer des avis très personnels, mais surtout que avec la plasticité de la lettre on peut aller aussi loin que l’on veut.

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École Presquile » École supérieure d'arts appliqués, communication visuelle, design d'espace, architecture d'intérieur située au coeur de Lyon
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