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Archive for février, 2012|Monthly archive page

Hypertype : une esthétique typographique du débordement

Mardi, février 28th, 2012

Création typographique expérimentale en 2ème année de communication visuelle

Dans la suite de notre parcours de création de polices de caractères, les expériences et les recherches réalisées dernièrement ont été orientées vers la création de caractères faits à la main. Nous avons misé cette fois-ci sur les qualités graphiques et plastiques de ces caractères du fait même que chaque caractère est dessiné où produit manuellement, à l’exception de deux cas de figure qui ont été produit avec des outils informatiques. Cette façon de travailler exige une longue durée, mais en même temps la longueur du délais a permis aux étudiants de fixer de moments d’arrêt dans la recherche qui obligent à décider des épaisseurs des fûts qui déterminent les trois graisses demandées : light, regular et bold. Un principe de création a été donné en amont, c’était celui de concevoir une esthétique du débordement, de la prolifération graphique, qui viendrait suggérer des lettres avec un minimum d’éléments, pour proposer des graisses de plus en plus étoffées et ainsi de suite, selon un principe d’accumulation, pour obtenir des caractères qui semblent arrêtés avant d’envahir totalement la surface visuelle. Pour ce projet, nous avons pris comme référence de départ le travail de la jeune graphiste néerlandaise Hansje van Halem qui, dans l’ouvrage Handmade type workshop (Thames & Hudson, 2011) donne des consignes spécifiques sur les cinq pas qui mènent à la création de sa police de caractères Doyli type.

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Les bords de l’espace, limites continues

Lundi, février 6th, 2012

Les étudiants de MANAA s’interrogent sur les possibilités de l’espace et du volume

Georges Perec, dans « Espèces d’espaces », parle des limites de l’espace en disant « l’espace, c’est ce qui arrête le regard (…), c’est quand ça fait un angle, quand il faut tourner pour que ça reparte. (…) l’espace, ça a des bords. » Rachel Witheread explore justement ces bords en faisant des moulages d’espaces qu’elle nous restitue comme des pleins. Ce faisant, elle nous parle de mémoire, de matérialisation, d’immortalisation, de momification, de l’absence et du silence dont elle remplie les vides. Eduardo Chillida joue avec les pleins et les vides de la matière comme avec deux contraires nécessaires. Certaines de ses sculptures, certains de ses dessins, pleins et denses, évoquent pourtant des espaces. Notre regard fait automatiquement ce basculement.
Dans ce travail, les étudiants se sont intéressés aux limites continues et périphériques – murs, sol, plafond, angles, bords, volumes en saillie ou en retrait, portes, fenêtres… – qui ceinturent un espace « intérieur » et finalement pourraient nous faire croire que celui-ci est creusé dans la matière. Après le relevé précis d’un espace choisi, chaque étudiant de Mise A Niveau Arts Appliqués a réalisé ses plans puis un coffrage correspondant aux limites intérieures de l’espace, dans lequel a été coulé du plâtre. Certains ont intégré le mobilier aux « bords de l’espace » qui s’est trouvé du coup soustrait au moulage. Ce jeu d’inversion des vides et des pleins a permis de transformer « l’espace disponible » en objet que l’on peut appréhender, observer dans chacun de ses détails, depuis l’extérieur. Un travail photographique a suivi ce travail d’empreinte, dans lequel les « objets » ont été manipulés, assemblés et dans lequel également leur échelle est devenue relative. (Frédéric Limonet) (Lire la suite…)


École Presquile » École supérieure d'arts appliqués, communication visuelle, design d'espace, architecture d'intérieur située au coeur de Lyon
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