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L’extension du domaine de la typographie

 21 juin 2011  

Réalisations de fin d’année par les étudiants de communication visuelle

Les cours de typographie appliquée que nous mettons en place à l’Ecole Presqu’île sont importants parce que, au-delà de toute tendance graphique où design et mode fusionnent de façon trop simple, nous faisons de cet enseignement un espace d’exploration des écritures et du statut que ces éléments graphiques prennent sur les supports de communication. Les planches que nous présentons aujourd’hui sont des systèmes typographiques conçus par les étudiants de 2ème année en communication visuelle avec des objectifs d’application très précis. C’est dans le but d’apporter des réponse aux besoins de communication générés par le projet professionnel que les étudiants envisagent la typographie, non seulement comme un support textuel qui véhicule des messages écrits, mais surtout comme un outil inépuisable de formes plastiques lequel, au terme d’un parcours de manipulations, d’expérimentations et de recherches, s’avère apte à faire passer des intentions de communication qu’il serait difficile de formuler autrement. Les procédés de composition sont variés ainsi que les techniques de recherche et de rendu peuvent être manuels ou informatiques selon les intentions visées, cependant nous nous confrontons au même constat lorsque l’on voit ces écritures appliquées avec pertinence à différents projets communicatifs, et nous pouvons dire avec Annick Lantenois : « Les formes informent le sens qui informe les formes ».

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Indian Highway IV au MAC de Lyon

 14 juin 2011  

Visite accompagnée au musée avec les étudiants de mise à niveau

Le Musée d’Art Contemporain de Lyon propose actuellement l’exposition Indian Highway IV dans laquelle, à partir du travail de 31 artistes indiens on peut avoir un aperçu général de la création contemporaine de ce pays. Nous avons organisé une visite à cette exposition majeur avec les étudiants de mise à niveau comme une suite à la présentation des projets personnels que ces étudiants ont réalisée pour valider leur année. Etant organisés de cette façon, les étudiants se sont avérés des spectateurs avertis dans la saisie des enjeux que mobilisent les pièces proposées par les artistes indiens. En effet, le regard des étudiants ne s’est pas seulement focalisé sur la portée significative des pièces présentées, ce regard a été approfondi par la question de leur mise en espace, de la mise en relation entre les pièces dans une même salle, ainsi que par les matériaux utilisés dans leur élaboration. Suite à cette visite, un compte rendu a été demandé aux étudiants, composé de croquis et d’un texte qui définit en détail le fonctionnement d’une pièce de leur choix. Nous constatons que ce genre d’exercice est pertinent dans la formation des étudiants de mise à niveau en général, mais surtout auprès de ceux qui préparent des concours d’entrée aux grandes écoles d’art.

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Des manifestations esthétiques contemporaines

 3 juin 2011  

Projets personnels réalisés par les étudiants de mise à niveau

Une des particularités de la formation en mise à niveau que l’on propose à l’école Presqu’île, est la réalisation de projets personnels qui aboutissent à la création de pièces dans le cadre d’une démarche esthétique liée à l’art contemporain. Dans cette démarche, tout au long de l’année les étudiants sont encadrés par le professeur d’expression plastique ainsi que par le professeur de sémiologie ; avec ces deux points de vue différents et complémentaires les étudiants commencent d’un côté à manipuler différents supports et techniques d’expression plastique, et d’autre côté, en cours de sémiologie, ils acquièrent un regard analytique sur le fonctionnement des oeuvres d’art, et notamment de la portée de l’esthétique contemporaine en termes de signification. Les images que nous proposons aujourd’hui sont le fruit d’une année de travail suivie avec beaucoup de recherches, de changements et de transformations des pistes qui ont été envisagées au départ. Le résultat est très varié et fait état d’un regard nouveau et frais sur la conception, le développement et l’aboutissement d’un projet de travail avec beaucoup d’exigences, mais encore, il est la preuve d’une créativité toujours en devenir, toujours prête à retourner le résultat final, et tout simplement beau à voir.

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Vacances

 25 mai 2011  

Un peu de poésie pour accompagner les images de la soirée gala 2011

Un temps mort. Un trou blanc dans la vie qui s’installe.

Des rayons de soleil pivotent sur les dalles.

Le soleil dort ; l’après-midi est invariable.

Des reflets métalliques se croisent sur le sable.

Dans un bouillonnement d’air moite et peu mobile,

On entend se croiser les femelles d’insectes.

J’ai envie de me tuer, de rentrer dans une secte ;

J’ai envie de bouger, mais ce serait inutile.

Dans cinq heures au plus tard le ciel sera tout noir ;

J’attendrai le matin en écrasant des mouches.

Les ténèbres palpitent comme de petites bouches ;

Puis le matin revient, sec et blanc, sans espoir.

(Michel Houellebecq, La poursuite du bonheur, Flammarion, 1997)

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Le graphisme fondamental dans la création typographique

 22 mai 2011  

Exercice en typographie appliquée en 1ère année de communication visuelle

Au début étaient le point, la ligne, le cercle, le carré, le principe de soustraction et d’accumulation, le noir et le blanc… tels sont les éléments de base que prônait Armin Hofmann dans son ouvrage Graphic design manual. Principles and practice. (Academy Editions, London, 1973). A partir des principes de recherche et de composition de formes que le graphiste suisse met en place, nous avons mené un travail de création typographique réalisé en trois parties. La première partie consiste à établir une trame de départ qui serait une forme de base géométrique simple sur laquelle, suivant un principe de soustraction et/ou d’accumulation, vont se dégager des formes susceptibles d’une vaste quantité de déclinaisons. La deuxième partie consiste à ramener ces formes graphiques abstraites vers la reconnaissance de la lettre avec des adaptations et des principes visuels nécessaires à la lisibilité que doit comporter un alphabet. La troisième partie constitue une exploration des formes propres à l’alphabet crée en relation à ses propriétés plastiques et à leur pouvoir évocateur ; cette dimension connotative fait justement le lien entre le design fondamental du procédé de création et le design appliqué de la mise en situation. L’ensemble prend touta sa pertinence auprès des étudiants lorsqu’ils constatent la matérialisation du travail de création qui va du fondamental à l’appliqué. Dans les images qui suivent nous avons dans la colonne de gauche le travail de recherche, dans la colonne du milieu l’alphabet crée et dans la colonne de droite une proposition de mise en situation. Les résultats obtenus sont des propositions graphiques d’alphabets pour des utilisations ciblés en gros titrage dans des contextes spécifiques.

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Quelques possibilités autour de la ligne selon Sol LeWitt

 16 mai 2011  

Expression plastique en 2ème année de communication visuelle

Les recherches menées en préparation du workshop sur la ligne que l’on a organisée précédemment à Presqu’île (Cf. le billet « Trait /parcours : ligne de conduite » du 12.04.11) sont des supports visuels à part entière, et c’est dans ce sens que nous les présentons aujourd’hui. Ces propositions ont été réalisées suivant des consignes d’installation données par l’artiste Sol LeWitt (figure centrale de l’art minimaliste et conceptuel) pour investir un mur au Musée Guggenheim de New York à l’occasion d’une exposition internationale en 1971 : « Traits ni courts ni rectilignes se croisant, se touchant au hasard, utilisant quatre couleurs : noir, jaune, rouge et bleu uniformément dispersées avec le maximum de densité couvrant l’entière surface du mur ». A partir de ces indications, les étudiants ont réalisé des interprétations libres qui révèlent différents partis pris pour aborder non seulement la question de la ligne, – définie par ailleurs par Armin Hoffman, un des pères du design graphique fondamental, comme la manifestation du point en mouvement – mais encore la question de la densité, de la composition, et d’une certaine autonomie de la surface visuelle lorsqu’elle est envisagée comme un support esthétique à part entière.

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Un regard plastique sur des formes typographiques

 8 mai 2011  

Exercice d’observation et composition réalisé en 1ère année de communication visuelle

Un des éléments qui font partie du cours de typographie appliquée est un long travail d’observation des propriétés des formes de systèmes typographiques divers. En effet, les images que nous présentons aujourd’hui sont le résultat d’un itinéraire à la fois d’observation et de création, basé sur une typographie existante que les étudiants ont choisie librement pour explorer et en dégager une composition d’affiche. Le but de l’exercice était de faire une composition visuelle qui présenterait une typographie en évoquant seulement son nom, le nom de son créateur ainsi que la date de sa création ; avec ces éléments concrets, l’étudiant devrait dégager une ambiance plastique uniquement à partir des formes typographiques évoquées, le images autres que les formes des lettres étaient à éviter dans la mesure du possible pour ne garder que la plasticité propre à la typographie choisie. Ces ambiances plastiques devraient par ailleurs opérer un choix chromatique aussi précis que possible pour contribuer à évoquer les univers d’utilisation que la lettre, par ses formes-mêmes, installe visuellement. On constate ainsi que les propositions des étudiants reviennent aux valeurs fondamentales et aux usages ciblés que les typographes ont recherché lors de la conception de chaque système.

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Du fondamental à l’appliqué : l’émergence d’une structure architecturale

 3 mai 2011  

Travail réalisé par les étudiants de 1ère année en design d’espace

Dans une démarche qui va du concept abstrait à la proposition d’usage, un travail approfondi de recherche est mis en place dans les images que nous présentons aujourd’hui. Les étudiants en 1ère année design d’espace ont développé, à partir des stratégies en design fondamental, un itinéraire de création d’espace qui prend comme départ deux mots et leur libre interprétation graphique et plastique, pour ensuite dégager des structures en volume à partir de découpes et recherches en papier. Finalement le travail prend la forme d’une maquette réalisée en matériaux autre que du papier et essaie de proposer des usages concrets ; comme on peut le voir dans les images, la dimension pratique que dégagent ces formes se définit naturellement sur des lieux publics et espaces ouverts. Dans l’ensemble on perçoit une touche d’architecture utopique qui se traduit en bouffée d’air frais qui définit les propositions des jeunes designers d’espace.

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L’Ecole Presqu’île s’affiche au Théâtre de la Croix-Rousse

 29 avril 2011  

Propositions d’affiches élaborées par les étudiants de 1ère année en communication visuelle

Dans le cadre d’une collaboration entre l’École Presqu’île et le Théâtre de la Croix-Rousse, il a été proposé aux étudiants de 1ère année de Communication Visuelle de travailler sur la création de l’affiche de la pièce L’augmentation de Georges Perec. Ce travail a été l’occasion de se plonger dans l’oeuvre et dans l’univers si particulier et si riche de son auteur. Les étudiants et l’équipe enseignante ont ensuite pu réfléchir et échanger sur la pièce aussi bien dans sa forme que dans son contenu et sur les idées qu’elle véhicule. Les objectifs de ce travail étaient multiples : 1. Investir un univers artistique différent. 2. Permettre aux étudiants d’exprimer graphiquement leur propre interprétation de la pièce sur la base de leur recherche et de l’analyse faite en groupe. 3. Produire une création personnelle et originale en respectant les contraintes de l’affiche de théâtre. Les résultats ont été à la hauteur des attentes et, au bout de cinq semaines de travail, une quarantaine d’affiches toutes très différentes ont été créées. Enfin, les étudiants et les enseignants ont eu le plaisir de voir les travaux affichés dans le hall du théâtre le temps des représentations. Une belle récompense, surtout pour les étudiants, pour qui cette confrontation avec le public est souvent une première expérience et une valorisation qui les aide à prendre confiance en eux et à regarder leur travail différemment.

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Initiation à la scénographie pour les étudiants de Mise à Niveau

 19 avril 2011  

Maquettes exposées au Théâtre de la Croix-Rousse pendant la représentation de la pièce L’augmentation, de Georges Perec

Dans le cadre du cours de «Techniques d’Expression», les étudiants de Mise à Niveau sont amenés très régulièrement à découvrir les différents lieux du spectacle vivant de l’agglomération lyonnaise ; le spectacle vivant (théâtre, danse, opéra…) faisant parti du bagage culturel nécessaire et essentiel que doit avoir un étudiant en arts appliqués puisque il reste une source inépuisable de références contemporaines en matière d’image et d’espace. Il est également un support parfait à l’observation et à l’analyse ; ce qui permet à l’étudiant d’aiguiser son regard. Cette année, le théâtre de la Croix-Rousse www.croix-rousse.com avec qui l’Ecole Presqu’ile collabore régulièrement, a proposé aux étudiants de s’initier à la scénographie à partir du texte de Georges Perec, L’Augmentation; mis en scène par Anne-Laure Liégois et programmé cette saison au théâtre. «L’Augmentation de Georges Perec raconte l’histoire d’un modeste sous-chef, employé dans une vaste entreprise, qui souhaite – tout au long de sa vie – obtenir un réajustement de son salaire. Le point de départ du sujet est une commande du CNRS à Georges Perec afin d’explorer la procédure suivie par un ordinateur (Bull) dans son exploitation et les potentialités littéraires d’un algorithme. Le projet a ensuite été développé pour la radio allemande dans le cadre des «Hörspiel». Enfin le texte paraît pour le théâtre en 1970 et est mis en scène par Marcel Cuvellier. Il n’y a pas de personnage à proprement parlé mais six «Items» propositions syntaxiques. Le texte est conçu sous la forme d’un labyrinthe, d’un réseau, d’un puzzle où chaque séquence explore les différents possibles avant d’aller plus avant» (extrait du dossier de presse). Outre l’aboutissement d’une expérience d’écriture, Pérec nous livre ici une vision très critique du monde de l’entreprise et du travail. Par groupe de trois, les étudiants devaient donc imaginer et concevoir une proposition scénographique à partir de l’analyse précise de la pièce de Perec, en tenant compte du dispositif frontal et des dimensions du plateau du théâtre de la Croix-Rousse. Cette proposition devait être matérialisée par la construction d’une maquette accompagnée d’un cahier de recherches et d’un argumentaire solide expliquant la démarche et les partis pris. Après plusieurs lectures à haute-voix de la pièce et plusieurs tentatives de mise en espace afin de comprendre la force et la particularité de l’écriture de Perec; les étudiants ont travaillé pendant deux séances de quatre heures sur l’analyse de la pièce et ont ainsi pu dégager ses principaux enjeux. Chaque groupe a ensuite réfléchi à ce qu’il souhaitait mettre en avant de leur analyse de la pièce et comment il était le plus pertinent de le faire. Ils ont ainsi pu utiliser toutes les techniques qu’ils apprennent à l’école (couleurs, matières, perspectives…) afin de concevoir un projet scénographique original. Enfin, plusieurs cours ont été banalisés pour la conception et la finalisation des maquettes. Ainsi, chaque professeur participant a pu poser son regard de professionnel et conseiller les étudiants dans cette dernière étape. En parallèle les étudiants de 1e année Communication Visuelle concevaient des propositions d’affiches pour ce spectacle. Toutes les maquettes et les affiches ont été présentées lors de la Journée Portes Ouvertes de l’Ecole (le 26 mars dernier) et toutes ont été exposées au théâtre de la Croix-Rousse pendant les représentations de l’Augmentation (du 5 au 16 avril.) (Sandrine Cubier)

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École Presquile » École supérieure d'arts appliqués, communication visuelle, design d'espace, architecture d'intérieur située au coeur de Lyon
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